Sénégalère lines

Sénégalère LinesSénégal Airlines ou Sénégalère Lines, quelle différence? Cet article fait partie des rares coups de gueule de ce blog, si ce n’est le premier. Lors de mon dernier voyage avec cette compagnie créée en 2011, une goutte a fait débordé le vase. Si seulement c’était la seule goutte… Lorsque j’entends autour de moi les récits de personnes ayant eu un problème lors d’un récent voyage en Afrique de l’Ouest, c’est qu’elles ont presque à coup sûr voyagé avec Sénégalère Lines.

Quand il est question d’avertir ses clients par mail d’une promo et de placarder de la pub en 4 par 3 dans tout le pays, pas de problème! Mais quand il s’agit de prévenir leurs clients d’une annulation de vol, ne serait-ce que par mail, alors là, on peut toujours attendre! Bien sûr les billets ont été achetés dans une de leur agence, et bien sûr ils possèdent les coordonnées de leurs clients. Mais non, leur service client est incompétent et incapable de passer un coup de téléphone pour essayer de rattraper leur zizanie avant qu’il ne soit trop tard.

Idem lorsqu’il s’agit de vendre du rêve en proposant un vol quotidien vers une destination et qu’ils n’arrivent pas à remplir leurs avions, pas de problème! On annule les vols des deux prochains jours, vite fait bien fait, histoire de remplir et rentabiliser le vol dans 3 jours. On vous dira alors sans gêne : « Désolé mais votre vol a été annulé, vous ne partez que dans 2 jours« . Mais quelle compagnie digne de ce nom clamant le slogan « Vivre l’élégance à l’africaine » peut vous annoncer ça à l’aéroport à deux heures du départ?! Bien sûr, si vous avez une correspondance après ce vol, que  vous allez forcément louper, c’est pour votre pomme! Personne ne voudra rien savoir, on vous dira « qu’on vous a emmené à bon port » et jamais, oh grand jamais, vous n’obtiendrez un quelconque dédommagement!! A vous de raquer, comme si les billets de Sénégalère Lines n’étaient pas déjà assez chers comme ça.

S’il vous plaît, Sénégal Airlines, avant de couler, essayez au moins de donner une belle image de votre pays à travers votre compagnie. Quelques pistes pour y arriver :

  • on ne prend pas ses clients pour de la viande, ni pour des pigeons, ni pour des portes monnaie sur pattes
  • on assume ses difficultés jusqu’au bout et on prévient dès que possible ses clients d’une quelconque annulation/modification de vol par mail et /ou par téléphone
  • on arrête de vendre des vols quotidiens alors que l’on sait pertinemment qu’on n’arrivera pas à les remplir/rentabiliser
  • on part à l’heure, c’est à dire, ni en retard… et ni en avance…
  • on fait en sorte que la clim fonctionne sous peine de voir la carlingue se transformer en four géant
  • on forme ses employés d’agence et on les sanctionne en cas de demande de bakchich à ses clients « pour garder la réservation » parce que le terminal de paiement par carte ne fonctionne plus.

Sénégal Airlines, après une seconde tentative infructueuse pour renouer nos liens, vous ne me reverrez plus dans vos coucous.

Bien à vous.

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Les îles du Cap Vert : terres d’évasion

Voilà un petit « hors sujet » sur ce blog habituellement réservé au Sénégal. Nous partons aujourd’hui à la découverte du Cap Vert, un archipel planté dans l’Atlantique à ~700km à l’ouest de Dakar. Seulement deux compagnies pour s’y rendre depuis la pointe ouest africaine, TACV ou Senegal Airlines (que je vous déconseille fortement pour leur manque de sérieux) contre la coquette somme de ~260€ et 1h40 de votre temps. Que vous soyez montagne ou plage, vous trouverez assurément votre bonheur sur l’une des 10 îles qui s’offrent à vous. Avec deux amis venus de France, nous avons choisi l’île de Santo Antao connue pour être la plus appropriée à la rando et l’île de Santiago. Un challenge d’un voyage au Cap Vert est la difficulté à connaître les horaires des vols internes à l’avance depuis l’extérieur du pays, c’est pourquoi vous devrez faire preuve d’une certaine flexibilité sur votre programme initialement prévu et aussi avoir quelques escudos dans le porte-monnaie… C’est donc à cause de mauvaises correspondances que nous n’aurons pas le temps d’aller crapahuter sur les flancs du volcan de l’île de Fogo.

Une fois atterri à Praia, il faut obtenir un visa contre 25€ et la présentation du carnet de vaccination fièvre jaune, obligatoire en venant de l’Afrique. L’aéroport est accueillant : récent, propre, wifi gratuit, personne qui nous saute dessus à l’arrivée… Tout le contraire de celui de Dakar quoi. Nous dégotons aussitôt un vol interne pour l’île de Sao Vicente. Environ 120€ l’A/R avec la TACV (il existe une autre compagnie un peu moins chère, Halcyonair). L’horaire du vol nous laisse le temps d’aller visiter Praia la capitale. Le tour du quartier principal, le Plato, est vite bouclé à pied. Le marché aux légumes mérite un coup d’oeil, tout comme l’ambiance feutrée de la rue piétonne principale. Atterris sur l’île de Sao Vicente après une heure de vol, nous passons la nuit à Mindelo et embarquons sur un ferry (~13€ A/R, 1h) qui nous permet (enfin) de joindre Santo Antao dépourvue d’aéroport depuis quelques années.

Praia 1  Praia 2

Praia 3  Praia 4

Mindelo 1  Mindelo 2

Pour ne pas perdre de temps et profiter à fond de nos quelques jours, nous avons fait appel à l’agence Nobai qui organise des circuits rando clés en main avec ou sans guide. Transferts, hébergements… tout roule comme sur des roulettes. Je ne peux que vous recommander cette agence sympa qui permet de sortir des sentiers battus à tarif raisonnable. Armés d’un roadbook bien fichu et de notre sac à dos, nous arpentons durant 6 jours le relief de Santo Antao aux paysages aussi incroyables que variés. Au détour de chaque virage nous faisons des « waaaa » avec le sourire aux lèvres. Tout est là pour me faire oublier la platitude et la sécheresse du paysage sénégalais. Nous évoluons dans un décor de carte postale animé par des gens fort sympathiques et (tout juste ce qu’il faut) habitués aux touristes. Les gosses se font photographier sans forcer alors que les artisans produisant le grogo (rhum local) nous invitent volontiers à visiter leur distillerie et goûter le fruit de leur travail quelque part au fond d’une vallée verte.

Santo Antao 1  Santo Antao 2

Santo Antao 3  Santo Antao 4

Santo Antao 5  Santo Antao 6

Ces vallées ou « ribeiras » sont pour la plupart tapissées de terrasses en pierres afin de cultiver sur des flancs très pentus et mieux maîtriser l’irrigation. Quel travail de titan! Durant la saison sèche, l’eau provient des sous-sols du cratère du volcan Cova permettant de faire pousser toute l’année. Les cultures les plus pratiquées sont la banane, la canne à sucre, la papaye, la patate douce, le manioc ou encore le café. Quel plaisir de se balader au milieu de ces cultures et de contempler le chemin de l’eau soigneusement étudié pour ne pas en perdre une goutte. Une mention spéciale pour les bananes cap verdiennes qui sont juste excellentes. Vous voyez le goût artificiel des bananes Haribo? Et bien il existe vraiment en vrai dans la vraie vie.

Santo Antao 7  Santo Antao 8

Santo Antao 9  Santo Antao 10

Santo Antao 11  Santo Antao 12

Retour sur l’île de Santiago via Sao Vicente par ferry puis avion. Il nous reste à peine 3 jours, nous décidons de louer une voiture (Hertz ~60€/jour) pour se déplacer librement et sans perdre de temps à attendre le départ des « aluguer » (pickup ou van servant de transport en commun). Nous posons nos sacs deux nuits dans un hôtel confort à Rui Vaz (prononcez « rouille vache ») pas loin du « Pico » le plus haut sommet de l’île que nous escaladons le lendemain.  Ce soir là, tous les djeun’s du village et des alentours se sont donnés rendez-vous au stade pour assister à un concert organisé pour de la fête du village, l’ambiance était également au rendez-vous. A noter, quasiment personne n’avait un verre à la main et pas une seule cigarette en vue.

Le paysage de Santiago est beaucoup plus sec. C’est sur cette île que l’influence africaine est la plus présente. Je me suis cru dans certains villages au Sénégal, les rues ensablées remplacées par des pavés. La côte Est ne présente pas vraiment d’intérêt, la côte Ouest pas bien plus. Tarrafal tout au nord mérite de s’y arrêter pour ses petites plages de sable blanc. Un peu plus bas, Cidade Velha inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO doit sa nomination au fort qui la surplombe. Nous y resterons d’ailleurs « coincés » 2 jours, suite à l’annulation pure et simple de notre vol retour par Sénégal Airlines sans avoir été prévenus, gros carton rouge pour cette compagnie. Suite à ça, mes amis ont dû racheter à leurs frais un vol retour pour Dakar-Europe à plus de 500€ et Sénégal Airlines n’a rien voulu savoir pour prendre en charge leur boulette.

Santiago 1  Santiago 2

Santiago 3  Santiago 4

Santiago 5  Santiago 6

J’ai rarement vu des panoramas aussi dépaysants lors de mes précédents voyages. Je dirais même que le Cap Vert prend la première place de mon podium. Les paysages sont à la fois grandioses et variés. Le tourisme n’est pas encore là en masse, c’est le moment d’y aller et pourquoi pas en basse saison comme nous. Le climat est similaire à celui du Sénégal, c’est à dire parfait, sauf lors de la saison des pluies de juillet à octobre. Les cap verdiens sont des gens charmants et parfois très bavards. Vous n’avez donc aucune raison d’exclure ce pays pour vos prochaines vacances, si ce n’est la question du budget. Non, je ne suis pas payé par l’office de tourisme du Cap Vert… 🙂

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Mon budget pour 10 jours à vue de nez, 1115€ :

  • Vol A/R Dakar-Praia : 260€
  • Visa : 25€
  • Vol interne A/R Praia-Mindelo : 120€
  • 1 nuit à Mindelo : 30€
  • 6 jours de rando à Santo Antao avec roadbook (transfert, logement, ptit déj,dîner inclus) : 360€
  • 2 nuits pension complète à l’hôtel Quinta da Montanha sur Santiago : 80€
  • 2 jours de location de voiture sur Santiago + essence/personne : 50€
  • 1 nuits à Praia : 30€
  • 2 jours/1 nuit à Cidade Velha : aux frais de Sénégal Airlines
  • Restos/pic-nics : 100€
  • Bière/cacahuète/extra : 60€

Crédits photos François, Quentin, Charles.