Fadiouth, l’île aux coquillages

A environ 2 heures de route de Dakar, le village de Fadiouth fait partie de ces petits coins du Sénégal qu’il ne faut pas louper. Une fois arrivé sur le parking, une magnifique et longue passerelle en bois vous montre le chemin à suivre. Les véhicules à moteur ne sont pas autorisés, vous devrez donc utiliser vos jambes… ou votre charrette, si vous ne l’avez pas laissé au garage.

Fadiouth - 1 Faditouh - 2

Fadiouth est construit sur un amas de coquillage, et vu la taille de l’île artificielle, il a fallu en manger du mollusque! Dans n’importe quel recoin du village, vous trouverez des coquilles vides sous vos tongs. Prenez plaisir à vous perdre dans le dédale de ruelles. Attention, vous devrez parfois partager votre chemin avec l’un des nombreux cochons habitants le patelin. Chose assez rare pour le souligner car ici les habitants sont majoritairement catholiques, donc ça mange de la charcut’! Un autre point remarquable et agréable pour les touristes, les prix des souvenirs sont affichés et fixes. Je crois ne jamais avoir vu ça ailleurs au Sénégal, d’autant plus que les vendeurs n’ont pas la hargne de la capitale. C’est donc le bon endroit pour faire tranquillement ses emplettes.

Fadiouth - 3 Faditouh - 5 Fadiouth - 4

Une deuxième passerelle aussi belle que la première mène au cimetière du village, lui aussi construit sur des coquillages. Les chrétiens et musulmans y reposent en paix, preuve que ces deux croyances peuvent cohabiter ensemble. Comme c’est aussi le cas à Mar Lodj par exemple. Le panorama vu de la croix, point culminant de l’îlot, vaut le coup d’oeil. Vous pourrez y voir Fadiouth dans son intégralité et la mangrove aux alentours.

Faditouh - 6 Faditouh - 7

La dernière fois que je me suis rendu à Fadiouth, j’ai eu la mauvaise expérience de m’être fait refuser l’accès au village parce que je ne voulais pas être accompagné d’un guide à 5000 FCFA, comme exigé par le ministère du tourisme présent sur le parking. Depuis quand interdit-on l’accès à un village à des personnes non accompagnées par un guide?! Je veux bien qu’on incite les touristes à faire travailler les locaux, mais surtout pas qu’on les oblige! Pourtant, un mois avant, ma visite s’était déroulée sans aucun soucis, SANS OBLIGATION…

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Simal, village paisible

Un weekend allongé, nous décidons de partir sur un coup de tête à dos de mobylette direction le village de Simal dans le Sine Saloum. La route pour y aller est la même que celle de Mar Lodj, les derniers kms se terminent sur une jolie piste au beau milieu du tann.

Tann 1  Tann 2

Le campement est assez atypique : des cases en paille, pas vraiment de porte et une salle de bain à ciel ouvert. Basse saison oblige, nous serons les seuls à profiter de ce bel endroit dans un petit écrin de verdure en bord de lagune ambiancé par le chant des oiseaux.

Campement Simal 1  Campement Simal 2

Campement Simal 3  Campement Simal 4

Le village ressemble à n’importe quel autre village du Saloum. Magie de la nature, tout est vert grâce à la pluie qui tombe de temps à autres depuis juillet. Les animaux de basse-cour, plus nombreux que les habitants, broutent à profusion. Dans certains endroits, le tapis fluo fraîchement sorti de la terre fait penser à un green de golf, si vous vouliez le même dans votre jardin vous n’arriveriez pas à obtenir le même résultat. Que c’est bon de se retrouver entouré de cette verdure flamboyante!

Simal 1  Simal 2

Simal 3  Simal 4

Simal 5  Simal 6

Un petit tour dans les ruelles suffit à se faire approcher par les enfants qui crient « Toubab photo! » en nous voyant. Au croisement de deux rues, les vieux, posés sur des tapis, jouent aux cartes et aux dames à l’ombre d’un arbre.

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La pêche à la palangrote au milieu des palétuviers fut un petit succès (même si le piroguier en a attrapé 5 ou 6 fois plus que nous). Nous avons pu croiser cormorans, pélicans et quelques flamants roses. Bref, un weekend « off Dakar » qui fait du bien.

Fête nationale au village

Le 4 avril, c’est le jour de la fête nationale du Sénégal. Au village de Niaga, à deux pas du lac rose, célébrer cette journée est apparemment une tradition. Alors qu’à Dakar, les militaires se trémoussent dans un défilé sur la place de l’Indépendance, à Niaga, ce sont les enfants qui mènent la fête. Alignés sur la rue principale du village bloquée à la circulation pour l’occasion, des majorettes, des joueurs de foot ou encore des classes de l’école défilent les uns après les autres sur quelques centaines de mètres. Chaque groupe est mené par un leader qui n’hésite pas à leur brailler dessus pour un garde à vous ou les faire marcher comme des petits soldats. Malgré cette discipline, on peut lire la joie et l’excitation sur les visages : normal, tout le village est au bord de la route pour les admirer.

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Moundé, village hors du temps

Au coeur du delta du Sine Saloum, Moundé est un village où le temps semble s’être arrêté. Posé sur un îlot de sable au milieu de la mangrove, on y accède après 45 minutes de pirogue à travers palétuviers depuis Mar Lodj. Au premier regard, on sait que le modernisme occidental n’est pas vraiment arrivé jusque là. Notre piroguier nous confirme que très peu de touristes viennent ici, et c’est tant mieux. La mosquée surplombe les toits du haut de son minaret. L’atmosphère paraît comme figée, presque aucun bruit n’émane du village, seulement quelques bêlements de moutons prêts à être égorgé pour la Tabaski le lendemain. La longue passerelle en bois, telle la porte d’entrée unique du village, nous laisse apprécier cette approche, l’impression de pénétrer dans un tableau. C’est dans ces moments là qu’on se dit que le Sénégal nous réserve de nombreuses surprises.

 Village Sine Saloum - Moundé 1   Village Sine Saloum - Moundé 4

Village Sine Saloum - Moundé 2  Village Sine Saloum - Moundé 3

Dans le village, pas grand chose à voir, marcher dans les ruelles suffit pour profiter de l’instant présent et vivre des moments simples avec les villageois et surtout les enfants. Une partie de foot, une séance photo, des sourires, des regards qui en disent long. Aucun d’eux ne nous demande de l’argent ni quoi que ce soit. Dakar est loin, très loin… Nous avons chacun au moins une fillette accrochée au bout de la main. Plus nous avançons dans le village, plus la troupe de gosses autour de nous prend de l’ampleur. Ils sont contents, nous sommes contents, tout le monde est content. Il est déjà l’heure de repartir…

Village Sine Saloum - Moundé - Enfants 1  Village Sine Saloum - Moundé - Enfants 2

Village Sine Saloum - Moundé - Enfants 3  Village Sine Saloum - Moundé - Enfants 4

Crédits photos : Mathieu D.

Popenguine, c’est pop

Sur la « petite côte » au sud de Dakar, Popenguine est l’un de ces endroits où l’on resterait bien flâner. Petit village les pieds dans l’eau, la circulation y est nulle, les gosses jouent sur la place du village, les vieux palabrent à l’ombre d’un arbre, la tranquillité flotte dans l’air. Quant à l’église, elle est là, prête à accueillir une fois par an les pèlerins venus à pied de Dakar sous un soleil de plomb. La plage de sable fin est bien assez grande pour ne pas être alpagué toutes les cinq minutes par un vendeur insistant voulant faire plaisir à vos yeux. De toute façon, il n’y en a que très peu, et ça, il faut habiter à Dakar pour apprécier ce bonheur. Au bout de cette plage, des petites falaises se dressent fièrement face à l’océan et affichent leurs couleurs chaudes quand le soleil vient à se coucher. Ces falaises justement, une voix vous appelle en disant « grimpez en haut », difficile de résister. D’autant plus quand la réserve naturelle pour y accéder a revêtu son manteau vert éclatant, merci l’hivernage. Le paysage est propre de toute ordure, l’herbe haute, les oiseaux et insectes font pour certains des gloussements bizarres et on se retrouve à regarder une fourmilière avec étonnement… Non vraiment, Popenguine, c’est pop.

Popenguine - plage 1  Popenguine - eglise

Popenguine - réserve 2  Popenguine - arrière village

Popenguine - réserve 1 Popenguine - vu d'en haut